Julien dit l'Apostat : Histoire naturelle d'une famille sous le Bas-Empire

Julien dit l'Apostat : Histoire naturelle d'une famille sous le Bas-Empire

Lucien Jerphagnon

Language: French

Pages: 356

ISBN: 2020090899

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


On avait exterminé sa famille entière, puis il avait été relégué dans un lointain palais. Bref, le très chrétien Constance n'avait rien négligé pour évincer Julien de la pourpre de ses ancêtres. Le voilà pourtant empereur de Rome et converti en secret aux dieux païens. La saga noire d'une dynastie, hantée de monstres froids, de prélats doubles, de barbouzes et de philosophes arrivistes est racontée ici au jour le jour. Lucien Jerphagnon joint à l'érudition un rare talent d'évocation. En entreprenant cette réhabilitation de l'empereur Julien, il réussit un modèle de biographie.

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les Romains laissaient pour toujours un gros morceau d’Empire : les conquêtes de Dioclétien et Galère y passèrent toutes et les Romains durent de plus s’engager à ne plus intervenir en Arménie. Sans parler, bien sûr, des compensations financières exigées par Sapor au titre des dommages de guerre. Ce diktat garantissait aux Romains une paix de trente ans. Jovianus signa tout ce qu’on voulut – mais le moyen de faire autrement ? Là-dessus, on finit par avoir des nouvelles du corps d’armée de

l’appui, et que les devoirs, les obligations différaient avec les convictions d’un chacun. Bref, rien n’était aussi évident qu’on le lui avait assuré. Surtout, il y avait une dimension du monde qu’on ne découvrait que dans l’étude, et il comprenait à quel point son cher vieux Mardonios lui avait été précieux. Il lui avait déjà tout dit, encore que ce fût à la mesure de ce qu’un gamin pouvait comprendre. Il révélera un jour que l’eunuque l’avait mené en quelque sorte jusqu’au vestibule de la

larvées, avaient donc repris. Constance héritait des guerres de son père sans plaisir aucun, car il n’en tirait ni gloire ni profit. Des combats très durs n’avaient rien décidé ; d’autres se préparaient. Le règne en serait d’un bout à l’autre empoisonné. Et puis, il y avait ce front de l’intérieur sur lequel plus d’un empereur avait dû se battre depuis le IIIe siècle, et qui n’était pas le moins dangereux : les armées impériales lorsqu’elles se divisaient contre elles-mêmes, opposant à un

médita de s’informer à l’occasion sur ce prélat chrétien qui semblait si bien s’arranger des anciens cultes. Il regagna le bord et, quelques jours plus tard, naviguant au travers de l’archipel, puis cabotant le long des côtes grecques et dalmates, le bateau le déposa, en décembre 354, à proximité de Milan. L’empereur s’y trouvait. Constance, qui avait l’art du suspense, commença par faire lanterner Julien pendant sept mois entiers : il entendait le mettre en condition. Le prince trouva le temps

fois de plus pratiqué la restriction mentale. Limogeant Marcellus, il s’était privé de son principal informateur sur les faits et gestes de Julien ; il lui fallait au plus vite combler cette lacune. Comme il venait de promouvoir Ursicinus, passé commandant en chef en Orient, une place se trouvait libre auprès de Julien. Il résolut d’y mettre Barbation. C’était cet officier général qui jadis commandait la garde de Gallus avant de passer entièrement aux ordres de Constance pour surveiller le César.

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